Par Véronique, Effirent

On en entend parler et les initiatives sont de plus en plus nombreuses aux USA et en Europe. Mais de quoi parle-t-on  ? Est-ce simplement la « résidence universitaire » pour jeunes diplômés souhaitant poursuivre une vie étudiante débordante ? Comment ce mode de vie hybride s’est-il développé? Pourquoi les trentenaires et plus ont-ils tellement besoin de vivre en communauté?

Défrichons le terrain

Le co-living n’est évidemment pas uniquement une offre de résidence universitaire post-graduate même s’il existe une similitude entre ces offres.

L’objectif de ce type d’offre hybride est de permettre aux locataires de pousser l’envie de « vivre connectée » à son maximum, en vivant et travaillant dans le même espace. L’objectif est de s’enrichir mutuellement en partageant ses idées, ses doutes, ses repas etc. Les locataires louent un studio / petit appartement au sein d’une structure proposant des espaces de co-working mais également une multitude de services hôteliers (conciergerie ; blanchisserie ; ménage ; salle de sport ; etc.). Ils sont invités à partager leur repas, leurs aspirations, leurs envies et leurs idées. Des conférences et débats sont organisés par le community manager qui veille à maintenir l’ambiance du lieu.  Les espaces privés sont réduits à la portion congrue. Le prix des nuitées comprend non seulement l’accès aux espaces publiques mais également à l’électricité, Internet, le chauffage, etc. En revanche, on ne partage pas son frigo ni les tâches ménagères, ce n’est quand même pas une véritable colocation! Ce modèle s’apparente plus communément  à celui d’un hôtel. La durée du bail étant très flexible et les prix… pas toujours très abordables.
Ces lieux où le marketing est poussé à son maximum se transforment en lieux où cohabitent les trentenaires diplômés, citoyens du monde, portant leur maison sur le dos. Ils sont freelance, entrepreneurs, jeunes actifs, venus des quatre coins du monde.

Une multitude d’initiatives en France 

Les acteurs de ce marché sont souvent issus du co-working mais pas uniquement. Les grands noms de l’industrie comme We Work, la station F va avoir son espace d’ici la fin de l’année. En France, des acteurs comme Colonies développent des projets de plusieurs dizaines d’unité en Ile de France, toutes situées à proximité de centres universitaires et économiques.

Un des projets les plus abouti est celui proposé par à ECLA-Paris Massy Palaiseau (filiale du groupe HPC, propriétaire d’Océanis, AppartCity et Suitetudes), le 1er campus français dédié au co-living ouvrira ses portes en septembre prochain. Il accueillera 1300 personnes dans environ 1000 appartements. Le prix d’un petit studio de 18m2 sera d’environ 680 euros, 21m2 pour 1081 euros. Ces prix comprennent toutes les charges liées à l’appartement (Internet, draps, chauffage, etc) ainsi que la mise à disposition d’espace de co-working, de laverie connectée, de cuisine partagée, etc. Il faudra cependant prendre un abonnement supplémentaire pour avoir un appartement avec vue ou en étage élevé…

Bref, ces offres sont certes alléchantes mais dédiées à un public ayant les moyens financiers d’en profiter.

 

 

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